Après un vol Tokyo-Bangkok de 6H, nous voilà en Thaïlande. Comme nous l'avions prévu, le séjour sera bref. Nous arrivons le lundi soir à minuit à l'hôtel et n'en bougeons pas. Le lendemain, je me fie au plan de la ville que nous avons récupéré à l'aéroport (nous n'avons pas acheté de guide pour deux jours) et vois que le Grand Palais est proche de notre guesthouse et propose à Ludo que nous allions y faire un saut. Je l'ai visité lors des mes vacances avec Cyrille et Didier il y a 3 ans et en garde un bon souvenir.

 

Qu'à cela ne tienne, nous voilà partis pour le palais, à pied évidemment, sous un soleil de plomb. L'échelle du plan est trompeuse et ce n'est pas si près que ça. Nous passons devant l'Assemblée Nationale et la statue du roi Rama V, puis laissons derrière nous le Temple de Marbre, avant d'arriver …. au palais du roi actuel !!!! Quelle truffe !!! Evidemment, les lieux sont impénétrables et nous faisons demi tour en direction de la Chao Phraya (fleuve qui traverse la ville) prendre un taxi boat pour aller au Grand Palais pour de bon. Sur le chemin, on tombe par hasard sur la Bibliothèque Nationale, au moins, on aura pas tout perdu.

Sur le bateau, je me trompe d'arrêt (y a des jours sans) et nous devons remonter une longue rue occupée par les vendeurs de souvenirs qui te sollicitent et les gros menteurs qui te disent que c'est fermé pour que tu partes en tuk-tuk avec eux. Nous arrivons finalement au lieu dit et nous nous faisons refouler parce que nous sommes en short !! Ils louent des pantalons et T-shirts avec manches si on veut. Et merde ! Comme rien ne veux fonctionner comme on veut, on abandonne et nous allons nous balader pendant quelques heures dans Chinatown.

 

Nous retournons à l'hôtel par la rivière et nous arrêtons boire un coup dans un charmant bar/resto qui donne sur l'embarcadère : le In love restaurant. Nous regardons les gens donner du pain à manger à une horde de poissons non identifiés qui attendent leur pitance au pied du ponton. Ca tombe quasi toutes les minutes. Des vendeurs de gros sacs de pain de mie sont installés tout le long du passage entre la rue et l'embarcadère et ça n'arrête pas. On a vu ce phénomène à aucun autre des arrêts de bateau et nous ne savons pas pourquoi les gens font ça. Enfin, bref !

 

Le soir, nous allons dîner dans la rue où nous avions l'habitude d'aller avec Cyrille et Did. Les choses ont changé, les resto se sont agrandis, le commerce autour des touristes s'est encore développé. Je suis un peu nostalgique.

Nous finissons la soirée par un massage. C'est bizarre, on saute sur chaque occasion de se faire faire un massage thaï, et chaque fois tu as l'impression que le petit bout de femme frêle qui s'occupe de toi et a une capacité de pression de 2000 bars rien qu'avec son pouce va juste te démantibuler !!! Totalement liquides (forcément, 2000 bars, on résiste peu !), on rentre se coucher.

 

 

Le lendemain, on se prépare correctement (pantalons longs, t-shirts et pas débardeurs), on fait nos sacs et on va voir ce p....n de Grand Palais. Et voilà, tout est gommé : la suée de la veille, la rebuffade à l'arrivée, le soleil qui cogne …. c'est juste superbe. Nous y restons un bon moment et retournons déjeuner au In Love restaurant. Sur le chemin de l'hôtel, nous nous arrêtons dans une agence de voyage voir ce qu'ils proposent pour un bus pour Nong Khaï. C'est du vol, on passe notre chemin et allons nous faire masser (du masochisme, je vous dis ! Sauf que ce coup-là, moi je ne fais que la tête ! Alouette !). Nous récupérons ensuite nos bagages, commandons un taxi et filons à la gare routière où nous prenons un confortable bus VIP dans lequel nous passons la nuit avant d'arriver à Nong Khaï à 6H00.

De la gare, nous sommes drivés jusqu'à une agence qui gère les formalités pour obtenir le visa laotien et nous conduit jusqu'à Vientiane.

 

Ce fut bref. Mais bon quand même. Ca m'a fait plaisir de retrouver cette ville, que j'avais déjà appréciée lors de ma précédente visite. Bon, là, en arrivant du Japon, le niveau de saleté nous a fait un petit choc, même si je n'avais pas oublié les cafards géants (mais ce coup-ci, je n'en ai pas mangé !). Je ne me souvenais pas non plus qu'on soit autant sollicité … être réduit à l'état de portefeuille est casse-pieds.

Au bilan, petite escapade pas désagréable.