Notre visite du Honduras se résume à la visite d'un site, celui de Copan. Nous arrivons depuis le Guatemala en fin de journée dans la ville du même nom. Il s'agit d'un village qui a pour vocation d'accueillir les touristes. Beaucoup d'entre eux font le voyage pour un seul jour et retournent aussi sec à Antigua. C'est donc un lieu de passage et hormis les ruines archéologiques, il n'y a rien d'intéressant à y faire ou à y voir. Il n'en reste pas moins que les gens y sont très agréables en plus de jouer leur rôle d'hôtes avec professionnalisme.

 

Notre première soirée est assez basique : resto en face de l'hôtel, téloch et dodo.

 

 

COPAN RUINAS

 

Le lendemain matin, nous allons à la banque changer les quetzals qu'il nous reste contre les lempiras locaux et partons à pied sur le site proprement dit, qui n'est qu'à un petit kilomètre de là.

Copan est une cité maya, jumelle des grandes Chichen Itza ou Tikal. Les pyramides y sont moins imposantes mais elle présente un attrait particulier : des stèles érigées en l'honneur de ses dirigeants successifs. Sur une des faces, un portrait du personnage en question avec des gravures qui décrivent sa vie ou des moments forts de son règne et de l'autre côté tout une série de glyphes qui indiquent la date. Elles sont pour la plupart très bien conservées et donnent effectivement une identité et un charme particuliers à l'endroit.

 

Du reste, la nature environnante permet d'apercevoir au détour des monuments de superbes perroquets multicolores, des rongeurs cousins du lapin (que nous avions déjà vus à El Mirador, mais dont nous ignorons toujours le nom), des lézards …

 

Quelques heures suffisent à faire le tour de Copan mais nous prolongeons le plaisir en prenant un sentier dans la jungle, où des panneaux didactiques nous en disent plus sur la faune et la flore locales ainsi que sur les traditions mayas.

 

En fin de matinée, nous sommes de retour au village. Après quelques tacos al pastor, nous nous mettons en quête d'une agence qui proposerait un service de bus jusqu'au Nicaragua. Peine perdue. On nous conseille d'aller dans un premier temps à San Pedro Sula, où le terminal de bus est plus conséquent et de voir là-bas comment nous acheminer vers notre destination.

 

Nous allons au marché acheter fruits et légumes pour nous faire la popote le soir et allons prendre l'apéro au même resto en face.

Nous tombons sur le film « 21 grammes » à la télé … yeux gonflés assurés pour le lendemain.

 

 

SAN PEDRO SULA

 

A 7H, nous prenons comme indiqué le bus pour San Pedro Sula. Là, nous trouvons une agence qui a effectivement un service de bus qui va jusqu'à Leon, au Nicaragua, après avoir fait une courte halte à Tegucigalpa, la capitale, mais il n'y a qu'un bus par jour et il quitte la ville à 5H du mat ! Nous sommes bons pour rester là une journée. N'ayant pas de guide du Honduras (vu qu'on était pas censé s'y arrêter), nous demandons à l'agence de voyage de nous indiquer un hôtel. Ils appellent et le proprio vient nous chercher. A priori, la sécurité dans la ville n'est pas géniale : le gars ne cesse de nous répéter que le quartier est sûr, qu'il y a des gardes un peu partout et qu'on peut s'y promener jusqu'à la tombée de la nuit sans problème, mais les maisons ressemblent un peu à des bunkers. Conclusion, nous faisons une sortie dans des centres commerciaux qui sont à côté, histoire de ne pas rester enfermés toute la journée, déjeuner et nous acheter de quoi dîner et on retourne à l'abri dans notre chambre.

 

La journée est longue et la nuit très courte. Nous devons partir à 4H du mat pour être au terminal de bus à 4H30.

Nous ne verrons rien du trajet jusqu'à Tegucigalpa où nous arrivons en milieu de matinée. On fait une pause et on repart en direction de la frontière. Hasta luego Honduras ! Avec la Thaïlande, ce sera le pays où nous serons restés le moins longtemps. Peut-être à tort. Nous n'avons eu aucun écho des touristes que nous avons croisés, tout le monde traverse sans s'arrêter ...